15/09/2004

Ne pas rentrer dans leur jeu...

Caché derrière un arbre au feuillage abondant, j’aime à contempler les gens qui me méprisent, me dénigrent et qui... flattent mon ego. Ceux qui prennent leur pied et qui jouissent rien qu’en allant cracher sur mon compte, à gauche, à droite… je jubile les voir se mettre en boule sous prétexte que l’on puisse dire ou écrire quelque chose qui ne leur donne pas entière satisfaction. J’ai ma religion et ils ont la leur, chacun dans son église et pas question de partager ma vision des choses en compagnie d’authentiques pêcheurs et pécheresses… Judas, que les journées doivent leur paraître bien longues, les miennes aussi… mais je préfère néanmoins les utiliser à meilleur escient. Lorsqu’on décide de tourner une page, de clore un chapitre, ce n’est pas pour revenir dessus quelques jours, quelque semaines plus tard… et réécrire au-dessus ce qui avait été effacer à l’encre indélébile… Oui, je parle de vous, ami(e)s réprobateurs, détenteurs de l’unique, la seule vérité... la vôtre. Restez dans vos chaumières, occupez-vous de vos poêlons, repassez les chemises de vos hommes, éteignez la chandelle au coin du lit et dites un « Je vous salue Marie » et trois «  Notre Père ». Alors, peut-être que oui, je vous pardonnerai…

 

Allez en paix Frères et Sœurs… ;-)

 

P.S.  Merci T. pour ton mail qui m'a ouvert les yeux...


08:52 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

14/09/2004

...

Vos message de soutien me touchent... vous avez raison, ce serait trop bête de tout planter ici pour quelques imbéciles... très bientôt, je vous ferai parvenir personnellement ma nouvelle adresse blog que j'ouvrirai sous d'autres latitudes... patience donc...
 
Au plaisir en tout cas de toutes et tous vous lire... encore et encore...
 
Carpe Diem

17:37 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

13/09/2004

 OUI, JE SUIS PRETENTIEUX, PRESOMPTUEUX, EGOISTE, IGNOB

 
OUI, JE SUIS PRETENTIEUX, PRESOMPTUEUX, EGOISTE, IGNOBLE, DENIGRANT ET MANQUANT TOTALEMENT D'HUMILITE...
 
ET ALORS, CA GENE QUELQU'UN... ;-)

20:25 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

...

Bon après une semaine à encenser mon boulot, passons aux chose sérieuses : le dénigrement. Ceux qui me connaissent (bien) sauront qu’il m’est impossible de m’épanouir pleinement dans une fonction sans que je me puisse m’en plaindre à proprement parler. En vérité, au-delà des merveilleuses rencontre que j’ai la chance de réaliser (je parle des patients bien entendu), le reste, mes collègues et tout ceux et celles qui partagent mes journées de près ou de loin, laisse un petit goût amer au fond de mon gosier tant je me demande parfois si nous vivons sur la même planète. Je vous avais déjà entretenu il de cela quelques jours de la vipères qui sévissaient dans les murs, responsable en effet de quelques C4 ou autres démissions. Parlons maintenant du niveau (intellectuel) plus que moyen de toutes ces personnes qui gravitent autour de ma petite personne. Non, je ne remets pas en cause que tout le monde n’a pas eu ma chance de naître et (sur)vivre dans un climat plus que propice à la réflexion intérieure. Non, je ne remets pas en cause non plus que j’ai réussi à développer grâce à mes proches un certains esprits critique et une relative, je dis bien relative, ouverture d’esprit qui met permet de me glisser (presque) dans n’importe quelle conversation. Oui, j’ai eu cette que d’autres n’ont peut-être pas pu ou réussi à saisir. Mais que diable, informez-vous sur ce qui nous entoure. Lisez, partagez, apprenez, ressentez, vivez… Parce qu’à ce rythme-là, c’est par le langage des signes que nous risquons de communiquer…

 

J’en ai fini de ma petite minute médisante… bon dieu, que ça fait du bien…


07:09 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

11/09/2004

...

Et vas-y que je te la jette, la vieille, comme un vulgaire sac à ordures... hier matin, on m'a amené une petite dame de presque 90 ans qui venait se faire opérer de la hanche. Complètement perturbée et émoustillée, elle éprouvait de la peine à aligner deux mots à la suite... La vieille vit dans un home de la région bruxelloise. Le genre de mouroir qui accueille ceux et celles dont la société (et la famille) ne veut plus. Petite parenthèse, Papa et Maman, je vous promets de ne jamais vous laisser dans une de ces geôles pour vieux, j'en fais la promesse. L'institution d'où elle provenait l'avait proprement et simplement évacué dans un taxi alors qu'elle devait initialement nous être transférée par ambulance. Et tout ça, sous prétexte qu'elle n'avait pas choisi le bon hôpital... La vieille semblait décontenancée... Je ne suis pas persuadé qu'elle avait pleine conscience de ce qui lui était arrivé. Personne n’avait été mis au courant de son hospitalisation. Sa fille est tombée des nues une fois qu'on lui avait appris la nouvelle. Pauvre vieille qui pleurait devant moi toutes les larmes de son pauvre corps de grabataire à chaque fois qu'elle devait répondre à une de mes questions. Et dire qu'il lui faudra retourner dans sa prison de verre... et y rester jusqu'à ce que mort s'en suive... triste fin de vie...  


12:39 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

10/09/2004

...

J’ai ouvert le tiroir de mon bureau et j’y ai trouvé le crotale caché, prêt à me bondir dessus au moindre faux pas. Il ne m’aura pas fallu trop de temps pour la démasquer, l’empêcheuse de tourner en rond du service. Elle est arrivée sur ses petites gambettes, avec son air mielleux/faux cul et elle a observé mes faits et gestes au millimètre près. Elle m’a lancé son regard inquisiteur et pourfendeur histoire de ne pas rendre sa présence inaperçue. Elle est l’agent spécial envoyé par les hautes sphères. Elle a tente d'infiltrer mon âme mais je laisse la porte close. Je n’ai pu lui répondre sur le moment. Juste le temps de reprendre mes esprits... Juste le temps de comprendre ce qui était en train de se dérouler devant mes yeux... Trop tard, me voilà pris au piège... La fouineuse s’est alors transformée en insecte invisible virevoltant autour de moi... Il fallait la voir se délecter et jouir de mes fautes. La vipère. Elle la langue bien pendue. Je te tiens à l’œil. Tu ne m’attraperas pas aussi facilement. Vivant, je resterai et même si de tout ton corps tu tenterais de m’étouffer, je me défendrais à la lame et te transpercerais d’un seul geste. Inutile de croire que je rendrai les armes, ce n’est pas toi qui arriveras à me faire baisser pavillon. Le radar en marche, code multifonctions, attendre instructions...


07:22 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

08/09/2004

...

Il était là sur ce fauteuil, le regard livide, les yeux dans le vide, m’implorant de l’aider. Sûrement qu’il n’avait plus rien avalé de consistant depuis quelques jours. A peine lavé, on pouvait lire sur son visage toute la détresse du monde. Je reprends ses coordonnées à l’écran. A la case domicile, je lis SDF. A nouveau, mon regard se porte sur lui. Pauvre homme, je ne peux pas le laisser ainsi, nier son désarroi et simplement poursuivre mon petit boulot de fonctionnaire comme si un fantôme venait de passer devant moi. Je lui demande ce que me vaut sa visite. Il me répond avec difficulté qu’il est à la recherche de documents importants. Inlassablement, il me répète la même chose. Il a besoin de récupérer une carte qui lui permet de manger chaque jour dans une mission du quartier et d’autres papiers nécessaires à l’achat de médicaments. Après plusieurs coups de téléphone, je lui réponds que malheureusement personne n’arrive à remettre la main sur son dossier. Le voyant dépité, on le serait à moins, je décide d’insister auprès du service qui l’avait accueilli. Coup de fil à l’infirmière sociale qui accepte d’entreprendre quelques recherches. Enfin, elle met la main sur l’objet de notre quête. Je décide de l’accompagner jusqu’à la réception. Accueil glacial. Dénigrement de l'individu. Par deux fois, on me répond que l’on ne peut pas m’aider. Par deux fois, j’insiste pour l’on entreprenne des fouilles plus approfondies. Et enfin, le miracle se produit. Il fallait juste un peu insister… Tout n’était malheureusement pas là. Déçu, un rien abattu, il s’en est retourné chez lui… dans la rue… sans un regard, sans un merci… mais peut-on vraiment lui en vouloir…


23:26 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |