01/06/2004

Rencontre A peine étaient-ils montés dans le dernier

Rencontre

 

A peine étaient-ils montés dans le dernier wagon, qu’un bruit de portes se fit entendre. Deux banquettes se présentaient dès lors à eux. La zone semblait déserte et dépeuplée d’âmes. Il ne restait plus qu’au chef de gare à donner le coup de sifflet annonciateur de départ. Ils se connaissaient tous les deux mais ce petit voyage était annonciateur d’un excellent moyen d’apprendre encore à mieux se connaître. S’ils semblaient plus enclins à laisser transparaître un sentiment de timidité, tous deux avaient aussi énormément à dire et à laisser penser. Deux caractères bien encrés mais deux personnes qui au fond habitent sensiblement les mêmes songes. Chacun aimait à s’exprimer par le biais de l’humour, ce qui paraissait pour eux une excellente manière de se protéger contre les bruits extérieurs de la vie.

 

C’est avec énormément de frilosité que la jeune fille décida de se lancer. Si ses yeux en disaient longs sur la distance qu’elle préférait mettre en eux au début, sa petite voix clochetteuse ne pouvait qu’exprimer la passion qu’elle ressentait pour lui. Lui se prêta au même jeu, tout en gardant la ferme intention de ne pas trop se dévoiler. Non pas qu’il ne témoignait aucune confiance à sa congénère, mais le mystère faisait partie de sa personnalité. Elle réservée. Lui introvertie mais tout les deux épris d’une même passion difficile à dissimuler. Des gestes se perdent. Des regards s’échangent. Des ondes d’intense émotion parcourent leurs deux corps. La température interne monte. Les mains se font moites, la chaleur de plus en plus palpable. Leurs esprits s’éparpillent mais tous deux véhiculent les mêmes pensées. Tous les deux hésitent, ont peur de se lancer.

 

Cette histoire qui se dresse devant eux leur pose tout un tas de questions. La peur de faire du mal. La crainte de se faire du bien. On appréhende le refus de l’un tout en en escomptant celui de l’autre. Les gares et les paysages défilent, les pensées s’humidifient. On se rapproche, on se délecte… on se sent en transe. Les conversations se brouillent. Peur d’interpréter mal ce que l’autre pourrait penser de nous. On s’évite même parfois pour ne pas se percuter et dresser le constat implacable que l’on est fait l’un pour l’autre. Le temps passe…   



08:25 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

j'aime... tout simplement.. j'aime...
byzz bonne journée ;o)

Écrit par : valou | 01/06/2004

*** Ce matin ils m'ont tous parlé de votre venue et m'ont chargé de vous remercier de votre visite...Chez moi ils ne sont qu'images virtuelles mais dans le monde réel, ils sont mots, phrases, poésie, fulgurance et bonheur...
A bientôt.

Écrit par : Neige | 01/06/2004

eh bien laissez-vous aller...


pas mal ;)

Écrit par : imagine | 01/06/2004

. j'adore...et oui, je lis qd meme parfois tes textes jusqu'au bout.

Celui -ci m' énormément touché tellement il me rappelle des souvenirs, des sensations et des émotions...ça sent le vécu...en tt cas pour moi.

pfff, ça me donne des frissons.

Écrit par : englishbob | 01/06/2004

......... .......joli ....;-)

une trés belle semaine pour toi ;-))
Bizzzzzz

Écrit par : biogenetique | 01/06/2004

... C'est qui ces deux là? ;o)

Écrit par : Oli | 02/06/2004

alors là... aucune idée ;-)

Écrit par : ptitanne | 03/06/2004

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