31/05/2004

La Mer Une plage presque déserteUne lumière resplendi

La Mer

 

Une plage presque déserte

Une lumière resplendissante

Des pas qui s’enfoncent, des traces qui viennent et disparaissent

Des formes qui se dessinent au gré des marées, esquisse…

 

Un vent qui fouette le visage

Des cheveux qui virevoltent

Des yeux qui s’éblouissent

Une figure qui s’apaise, sérénité…

 

Le bruit de vagues

Pour apaiser celui de la ville

Le bruit des cris

Pour rendre plus vivant ce qui semble mort, plénitude…

 

Se coucher sur le sable

Fermer ses paupières

Juste écouter

Et vivre l’instant, magie…

 

Nicolas, le 31 mai 2004

 

Photoblog mis à jour sur: http://nicolas-photoblog.skynetblogs.be



12:57 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

29/05/2004

Ce matin, pas le temps d'ouvrir les yeux qu'un bruit as

Ce matin, pas le temps d'ouvrir les yeux qu'un bruit assourdissant vient troubler ma quiétude. Comme si les deux appartements du dessus venaient de s’écrouler sur le mien, emportant tout sur leur passage sauf mon chat qui aurait échappé à une mort horrible, celle de se retrouver aplati comme un pan cake. Trop de bol le minou… J’ai eu la désagréable impression qu’un bon millier de planches, de clous et de caisse à outils venaient de me tomber sur la tête. Très sympa comme réveil mais je préfère quand même celui de ma radio ou des bisous nicotiniques de Miss avant de partir pour le boulot. La prochaine fois qu’ils auront l’idée de se lever au chant du coq pour aller bricoler, j’aime mieux vous dire… je ne sais pas encore quoi mais je trouverai d’ici là… Je déteste être importuné par un voisin. D’ailleurs, je déteste les voisins, tout court. Et quand je pense que l’on organise un événement qui oblige presque à offrir l’apéro à vos voisins, ça me met hors de moi. Ce que j’aime par-dessus tout, c’est de les narguer en plein barbecue de mon jardin car je sais que chez eux, ils sont en train de mourir de chaud. Au fait, les gars, samedi prochain, prémunissez-vous de vos boules quiesces, car ça va remuer dans les chaumières. Cette après-midi, courses en ville avec un ami. Il va encore dépenser tout son fric et moi je vais le regarder, envieux, ne pouvant m'offrir qu'un livre à 2 euros chez un bouquiniste de 3e main... Bon, je vous laisse car là, dans quelques minutes, j'ai rendez-vous avec le soleil...

 

Bonne journée !


11:07 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

28/05/2004

J’ai cru à une mauvais blague hier soir ou à un phénom

J’ai cru à une mauvais blague hier soir ou à un phénomène Poltergeist. Mon PC a fait des siennes. Jusqu’ici, rien de neuf. Sauf qu’il a commencé à émettre des bruits bizarres. Je pensais d’abord aux sirènes d’une ambulance tout droite en provenance de l’émission de télé que A. était en train de regarder. Je me suis dis aussi qu’elle s’était peut-être trouver un dont de ventriloque ou d’imitatrice de sirènes. Non plus… Ensuite, j’ai pensé (oui, j’ai beaucoup pensé hier soir), qu’une ambulance passait toutes sirènes hurlantes dans le quartier. Ce qui aurait pu paraître comme une bonne déduction étant donné que j’habite à proximité d’un hôpital. Mais non… le mystère restait entier.

 

Le bruit provenait en définitive de cet ordinateur de malheur qui n’est pas à sa première tentative de déstabilisation. Quand ce n’est pas un virus, quand ce n’est la connexion Internet, c’est un appel au secours qu’il me lance. Comme si je ne l’avais plus nourri depuis une semaine. Le bougre m’a part ailleurs menacé de me dénoncer à la Ligue de protection contre la maltraitance des ordinateurs. J’ai intérêt à me trouver un bon avocat. La sanction serait terrible. Je devrais rendre l’animal et pour la peine, me retrouver pendant 5 ans avec une Playstation II. L’ultime supplice…

 

Je plaide coupable votre honneur. Il est vrai que ses derniers temps, j’ai téléchargé à l’insu du plaignant une tonne de fichiers audio. Pour vous montrer ma bonne foi, je vous promets de nettoyer tout ça afin que l’espace restreint qu’il lui restait pour vivre puisse s’agrandir au fur et à mesure du temps. Le verdict est attendu dans les prochains jours…

 

P.S.: retrouvez dès aujourd'hui la suite de mon histoire sur http://ecrivainenherbe.skynetblogs.be


10:06 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Merci tout d'abord à ceux qui m'ont envoyé quelques commen

Merci tout d'abord à ceux qui m'ont envoyé quelques commentaires sur notre site familial . Si vous le consultez maintenant, vous pourrez "admirer" quelques photos pêchées dans divers documents... mais cela reste incomplet et ce n'est qu'un essai ! Si vous possédez des photos de votre famille, vous pouvez me les envoyer par e-mail. L'idéal serait que nous puissions disposer d'un arbre généalogique de la famille à partir de nos parents Omer, Joseph, Albert et Sarah. Ainsi, d'année en année, nous ajouterions de nouvelles photos, surtout des enfants qui grandissent, ... et des naissances ! N'oublions pas non plus, si vous le souhaitez, l'envoi de commentaires, de courriels, afin de nous informer mutuellement des nouvelles familiales... Ces rubriques sont prévues dans le site.
Si vous êtes perspicaces, essayez de mettre un nom sur les personnes et les groupes photographiés, et de préciser le lieu et les circonstances des clichés... Dans quelque temps, je pourrai vous éclairer... puisque moi, je sais ! Et puis, j'espère mieux organiser les messages et les photos afin d'agrémenter le site... qui sera en continuelle évolution suivant votre intérêt !
J'attends donc vos réactions, vos messages, vos commentaires... et vos photos.
Bises à chacune et à chacun de Pierrette et de Charly.
 

10:04 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

happy birthday to my blog

happy birthday to my blog ...
happy birthday to my blog ...
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et quoi ... l'est où le gâteau???

10:02 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/05/2004

La sieste: (suite) Le temps cosmique a disparu. Un

La sieste: (suite)
 

Le temps cosmique a disparu.

 

Une ambulance déboule toutes sirènes hurlantes. Deux hommes en tenue jaune s’en extirpent. A peine arrivés devant ce qui reste de ma pauvre personne qu’ils me prodiguent les premiers soins. Massage cardiaque. Il durera 20 minutes. Electrochocs pour faire redémarrer le cœur. Mais rien n’y fait. Ils ne peuvent que constater le décès. Et moi qui observe la scène du haut de mon perchoir, je ne peux que constater que je ne fais plus partie de ce monde. Quelle drôle de sensation. Je suis en pleine forme. Je n’ai pas mal. J’ai même cette stupide impression de me trouver dans la peau d’un surhomme. Je suis invincible. J’ose à peine l’avouer mais je me sens comme un Général au milieu de ses troupes, prêt à affronter vaille que vaille l’ennemi en face de lui. Rien ne pourrait me résister à cet instant. Je n’ai peur de rien, ni de personne. Drôle de sentiment. Moi, qui pensait que la mort n’était faite que de souffrance, me voilà délivrer d’un doute. La mort est belle. Elle est vivifiante. Elle vous donnerait presque envie de mourir une seconde fois tant le passage vers l’au-delà s’est déroulé sans le moindre problème, dans une quiétude quasi monastique.

 

J’ai presque envie de crier aux personnes juste en dessous de moi :

 

« Hey, les gars, laissez moi mourir en paix et remballé tout votre matériel ! »

 

Mais j’ai beau essayé d’attirer leur attention, ils ne me voient pas et n’entendent rien. Alors, je décide d’aller plus prêt d’eux. Pas simple de se déplacer en l’air. C’est moins facile qu’il n’y paraît. Je pensais pourtant en regardant les oiseaux volés qu’il n’y avait rien de plus aisé à accomplir ce mouvement. Mais j’avais oublié que la nature ne m’avait pas muni d’ailes. De plus, il est difficile de se mouvoir lorsqu’il n’existe plus de support pour poser ses pieds. Je me sens comme un astronaute en apesanteur sauf que moi, je ne redescendrai plus jamais sur terre.

 

Après quelques tentatives infructueuses, j’arrive enfin à trouver le truc. Il suffit simplement de se laisser aller, de ne pas penser aux gestes que l’on accomplit. Voici donc la première leçon que je tire de cette mort inopinée : ne plus penser, juste se laisser aller.

 

J’ai bien trop pensé au cours de ma misérable vie. Tellement que j’en ai perdu du temps. Trop. Au final, le bilan est bien maigre. Pas de femme, pas d’enfants, très peux d’amis et un boulot de merde. A cause de quoi ? A cause du fait que je ne pouvais pas m’empêcher de me remettre systématiquement en question une fois qu’il me fallait prendre une décision.

 

Je suis persuadé que vous vous demandez comment est habillé un mort. Existe-t-il une mode là haut dans les étoiles ? Pas vraiment. Tout y est uniformisé. Pantalon blanc, chemise blanche, chaussettes blanches et chaussures blanches. C’est sympa mais j’ai peur de m’en lasser assez vite. Quand on est mort, on ne voit plus non plus les minutes s’égrener. La notion du temps n’existe plus. Les horloges se sont arrêtées. On se retrouve dans un espace où seuls les nuage sont un point de repère.

 

A suivre...


19:26 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

La sieste (suite) Je regarde la pauvre victime, blême,

La sieste (suite)
 

Je regarde la pauvre victime, blême, blanche comme un cadavre. Elle tente encore de récupérer une dernière parcelle d’oxygène. Dans un instant, il sera mort… Il doit certainement y penser, décompter les dernières secondes qui le séparent de l’au-delà. Non loin de moi, on s’affaire. Un consortium s’est organisé. C’est très probablement de mon sort qu’il est question. Que va-t-il m’arriver maintenant… Vais-je trépasser comme ce pauvre malheureux ou vont-ils décider de me laisser la vie sauve. Un gros balafré s’approche enfin de moi. Le verdict est proche et je sens malheureusement qu’il ne me sera pas favorable.

 

17h46. Me voilà poussé une nouvelle fois, mais cette fois-ci à coup de barre de fer vers un recoin de la ruelle. Leurs brutalités successives me transpercent le corps. Je sens mes muscles, mourir l’un après l’autre. Je suis meurtri à l’extérieur mais également à l’intérieur de ce qui ressemble plus à une carcasse en décomposition qu’à un squelette entier d’être humain. Cela fait à peine deux minutes que cela dure… j’ai l’impression qu’il y a une éternité qu’ils ont commencé à me torturer. Ils jubilent en plus. Ils s’esclaffent de rire. C’est le gros balafré qui prend le plus de plaisir. Il est d’un sadisme débordant et ne s’arrêtera très certainement que lorsqu’il fera face à un corps sans vie. Bizarrement, les douleurs commencent à se faire moindre. Je me détache petit à petit de ce qui me sert d’enveloppe corporelle. Je les vois s’acharner sur cet amas de chair qui n’est déjà plus mienne. Je surplombe la scène du crime. Je peux enfin tous les distinguer. Il y a bien entendu le gros balafré dont la masse semble encore plus imposante que lorsque je l’avais en face de moi. A ses côtés, quatre autres malabars. Ils ressemblent aux Village People. Il y en a un qui passe pour être un maçon. Deux autres qui semblent sortis de la série Chips et le dernier qui porte sur lui autant de bijoux que Mister T lui-même.

 

Soudain, l’un d’entre eux s’exclame :

 

« Je crois qu’il a eu son compte »

 

17h47. Je le pense aussi, me dis-je. Mais impossible de leur faire comprendre. J’ai beau crier dans toutes les langues que le pauvre gars n’est déjà plus de ce monde, ils ne m’entendent pas. Le pauvre gars, c’est moi. Robert H., 30 ans, presque 31, sans attache, sans famille, sans vie aujourd’hui.

 

Il ne me reste plus que quelques minutes avant de dire adieu à ce monde qui m’aura vu naître il y a de cela 3 décennies. Même pas le temps de dire au revoir à ceux que j’aime. Mon père, ma mère, ma sœur, mes amis. Tout ceux sur qui j’ai toujours pu compter et que je ne pourrai jamais remercier. Je repense à mon enfance, à mon adolescence… tout va vite… tout se déroule comme dans un film vidéo passé une fois au ralenti, une fois en accéléré. Je n’ai plus mal. Mes organes s’éteignent l’un après l’autre. Plus de sensation dans les pieds, dans les jambes, le bassin… les doigts et les bras se raidissent. Les veines du cou ressortent comme si elles étaient prêtes à gicler. La bouche et les lèvres se ferment. Le nez se bouche de tout oxygène. L’audition a déjà elle totalement disparue. Les informations ne parviennent plus au cerveau. Ca y est…

 

A suivre...




09:39 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |