19/05/2004

La sieste (suite) 17h40. Je me rends compte que quelque

La sieste (suite)

 

17h40. Je me rends compte que quelque chose se trame derrière mon dos. Un des types s’en prends à plusieurs personnes assises quelques mètres plus loin, et plus particulièrement à une jeune fille. Ma jeune fille. Celle qui avait fait une chute spectaculaire sur moi. Celle que je n'ai pas osé aborder il y a de cela quelques minutes. Je la regarde. Je lis la peur sur son visage. L’homme la tient par les cheveux comme s’il s’apprêtait à l’égorger. Je tente de repérer un couteau ou tout autre arme blanche capable d’un tel méfait. Mais je ne distingue qu'une main posée sur son cou. Je sens comme un courant électrique me parcourir le corps. Mes poings se serrent. Mes muscles se tendent. Je suis comme un chien féroce en cage que l’on est prêt à lâcher. Le chauffeur toujours pris à parti avec les trois autres semble faire mine de m’aider. Je l’ai compris au regard qu’il jette dans ma direction. A ce moment-là, les deux portes s’ouvrent.

 

Deux personnes arrivent de l’extérieur. Il s’agit de deux agents de sécurité de la compagnie de bus. L’un d’entre eux sort sa matraque et cogne sur un des malfrats qui vole contre la vitre. Ses deux copains qui se tenaient tout près de lui, en profitent pour prendre la fuite en s’extirpant entre les nombreux passagers. Je décide de mettre ce moment à profit pour porter secours à la fille. Mais je ne sais par quelle malchance, mon veston s’accroche dans un clou qui dépassait de l’un des fauteuils, m’empêchant d’intervenir. Le mec se sert de ce moment d’inattention pour lui aussi partir vers d’autres cieux, emportant au passage le sac de sa victime. Là, sous l’impulsion du moment, je décide de me lancer à sa poursuite. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je me retrouve sur un immense boulevard. La circulation est dense. Je manque de me faire renverser. Rapidement, il prend plusieurs encablures d’avance sur moi. J’ai du mal à tenir la distance. Le sport et moi, on n’a jamais fait bon ménage. Mais mon pire ennemi sur ce coup-là, c’est la cigarette. Je me dis qu’il serait peut-être temps que je me décide à arrêter de fumer.

 

17h41. J’ai l’impression de participer à un marathon. Mon adversaire est devant. Il a rapidement pris quelques longueurs sur moi. Il ne s’agit pas d'un de ses vulgaires coureurs éthiopiens qui a l’habitude de s’imposer dans ce genre d’épreuve mais bien un gros encule de première qu’il me faut rattraper à tout prix pour lui faire sa fête. Chacun de nous évite les nombreux badauds qui comme par hasard avaient décidé de se dresser devant course effrénée. On se croirait dans mauvais film policier. Toujours la même rengaine. Le flic qui poursuit le voleur doit éviter de nombreux obstacles : un groupe de personnes, l’échoppe d’un maraîcher ou une voiture qui vient à contre sens. Et systématiquement, un des deux se prend les pieds  dans une caisse qui traînait malencontreusement dans le coin, chute contre le sol, clôturant ainsi la séquence dite de poursuite.

 

17h42. Je me dis qu’il serait temps de penser au but de ce mini footing. Rattraper l’autre idiot et le ramener aux flics. Je le vois s’arrêter à l’angle d’une rue. Il me regarde, je le regarde aussi. Il prépare sûrement quelque chose, me dis-je en moi moi-même. Ce petit intermède me fait le plus grand bien. J’en profite pour reprendre des forces, tout en demandant ce qu’il est en train de me préparer. 

 

A suivre... 


08:26 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

Commentaires

..... ben oui et la suite.... quel suspens!!!! ;o))))

Écrit par : valou | 19/05/2004

J'aime toujours autant continue car c'est vraiment prenant.

Écrit par : Cats | 19/05/2004

j'ai rien suivi moi, galère quoi.... et pas envie de lire tout ton blog!!!!!
tagada tsouin tsouin comme dirait l'autre ;o)

Écrit par : Amaretto | 19/05/2004

La suite... ne nous fait pas attendre trop longtemps... quel supplice...

Écrit par : Marie | 19/05/2004

... Dis-moi..Nicolux...je ne pouvais pas savoir que tu vivais si dangereusement...Asphalt Jungle...:-) Bonne journée :-)

Écrit par : sioran | 19/05/2004

qu'attends- tu??? bon sang nicolas, jette toi à l'eau, innonde les maisons d'éditions, tu as de l'or dans la tête et dans les mains...
j'adore

Écrit par : jean- michel | 19/05/2004

J'adore... Terrible...
Allez, dis, s'te plait, encore un ptit boutt diss :-)

Écrit par : Frank | 19/05/2004

Ouahhh, dis donc... y a du carnage dans l'air, dirait-on ;-))
On attend la suite,...........................

Bisous, l'écrivain ;-)

Écrit par : ptitanne | 19/05/2004

Bon... hé fieu la suite!

Écrit par : Strano | 20/05/2004

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