17/05/2004

La sieste (suite)17h39. Je ferme les yeux mais impossible de

La sieste (suite)

17h39. Je ferme les yeux mais impossible de me rendormir. Ce petit intermède dans les nuages m’a fatigué l’esprit plus que je le pense. J’ai eu ma ration d’étoiles pour la journée. J’ai assez vagabondé pour aujourd’hui. Une bagarre éclate soudainement au fond de l’autobus. Quatre personnes sont impliquées. Trois jeunes prennent à partis un adolescent. C’est son sac à dos qui semble être l’objet de toutes les convoitises. Le garçon bien téméraire pour son âge, se défend tant bien que mal face aux assauts répétés des ses assaillants. Des bousculades s’en suivent. On le pousse, on tente de détourner l’attention des autres passagers en entent de l’isoler de la foule. Un des types se poste devant nous pour nous occulter la vue. J’arrive néanmoins à me frayer un chemin du regard au travers des visages de dos des autres personnes. Je ne suis pas du genre à m’interposer, je sais, je suis très lâche… j’observe donc la scène de loin. Je ne voudrais en aucun cas qu’ils captent mon attention. Je n’ai pas envie de devenir leur prochaine victime. Je décide toutefois d’alerter le conducteur qui arrête son véhicule en pleine circulation, sans tenir compte des autres véhicules positionnés autour de lui.

17h40. Après avoir prévenu son dispatching, l’homme d’une certaine corpulence et tout transpirant certainement à cause de la chaleur, ne semble pas du tout pris impressionné par la portée des événements, saute de son siège et fonce tête baissée dans l’arène. Dans son mouvement précipité, il manque de percuter une femme enceinte qui passait par là. Pas le temps pour lui de présenter ses excuses. Un grognement sourd sort de sa petite bouche en directions des quatre malfrats. "Lâchez ce garçon et quittez ce véhicule", leur adresse-t-il. Ils n’en ont que faire de ses avertissements et préfèrent plutôt se concentrer sur leur innocente victime. L’un d’entre eux sort subrepticement de sa poche un couteau opinel et le pointe en direction du garçon.

17h41. Dans un élan d’inconscience (ou de courage, je n’arrive pas encore à me l’expliquer), je me lance sans réfléchir sur l’agresseur et le pousse de mon épaule vers la rambarde. Ce qui le déstabilise pour le mettre finalement à terre. Les esprits s’échaudent. La tension est à ce moment palpable. Tous les regards sont rivés sur nous. On n'est pas loin du pétage de plombs. Je le vois dans leur regard. Les yeux peuvent parfois en dire long sur la conscience d’une personne à un moment précis. Ici, c’est un sentiment de colère qui prévalait. Brusquement, mes jambes se sont mises à flageolées dans tous les sens. Mes bras, mon cou, ma tête, tous mes membres se raidissent en une fraction de seconde. Je ne peux plus bouger. Impossible de fuir. Je suis comme tétanisé comme lorsque l’on se retrouve en plein milieu d’une chaussée, mortifié par les véhicules qui passent de part et autre de vous dans les deux sens.

A suivre…

08:01 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Commentaires

... Sieste bien mouvementée... et qui n'est franchement pas de tous repos...
Ne serais-ce pas un rêve???...
Bonne semaine...

Écrit par : Eric | 17/05/2004

... Nico...je ne conduis pas donc...les transports en commun je connais.
Je me suis retrouvé confronté par deux fois à des faits similaires ces 2 denières années...( je suis loin d'^tre bagarreur) mais la 1ère fois, à chaud et révolté, je suis intervenu...et ça c'est plus ou moins bien terminé...Quand à la 2ème ...ils étaient 3 contre un...je n'ai pas bougé...lâcheté, instinct de survie, pas la forme...tout ça à la fois...et je n'en ai pas honte ...

Écrit par : sioran | 17/05/2004

Hélas même si c'est un rêve, en réalité cela se passe aussi, il n'y a plus de respect.
Allez bonne sieste.

Écrit par : petitlouis | 17/05/2004

rêve ou réalité......;-)) ......mais ça s'passe comme ça...... dans la réalité......

Trés bonne semaine à toi..........

Écrit par : biogenetique | 17/05/2004

. les héros sont des peureux qui fuient en fonçant en avant
chacun sa direction pour sauver sa peau
à tort ou à raison
facile de dire ce qui est bien ou ce qui est moche
moi j'sais pas c'que j'ferais vu que ça dépend du moment
ciao

Écrit par : blick | 17/05/2004

.... La dernière fois que je me suis battu, au lycée, j'étais tellement énervé que je n'ai pas arrêté de frapper mon adversaire sur le visage jusqu'au moment où j'ai réalisé que je pouvais le tuer, j'ai paniqué et j'ai pleuré...de peur, de honte, par bêtise, par colère, par dégoût....Je ne sais plus trop bien, qu'importe....on était très cons....

Écrit par : movida | 17/05/2004

mortifié par les véhicules qui passent de part et autre de vous dans les deux sens dire momifié

sinon

on est vraiment mort alors le busdevient corbillard et l'histoire tourne court

Écrit par : xian | 18/05/2004

!!!! La suite! La suite! La suite! La suite! La suite! La suite!

Écrit par : Phil | 18/05/2004

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