10/05/2004

J’étouffe, je blêmi, je ne respire plus, je retiens

J’étouffe, je blêmi, je ne respire plus, je retiens mon souffle. Je regarde les minutes s’écoulées. J’essaye de penser à autre chose. Une plage de sable blanc. Du vent, beaucoup de vent. De l’air frais me caressant le visage. Une vague d’eau qui m’inonde de sa fraîcheur. Je décompte les secondes. Quelle heure peut-il bien être… Il faut que je sorte, vite…J’essaye de me soustraire à ce malaise. Je me sens enfermé comme un rat que l’on coince dans une cage pour le reste de sa vie. Autour de moi, ça discute, ça rigole, ça blague, ça parle de tout et de rien… La lumière est à peine perceptible et a été remplacée par la fumée épaisse de cigarette. Ne plus réfléchir, se laisser aller…

 

C’était il y a une quinzaine d’années… Comme chaque hiver, je passais mes vacances auprès de mes grands-parents dans le fin fond des Ardennes belges. Dans la petite maison de pierres (je ne me souviens plus de la couleur), une petite chambre était dévolue à moi et à ma soeur. Une pièce noire, sans fenêtre, juste quatre murs pour la soutenir. De jour comme de nuit et pour autant que la lumière soit éteinte, impossible d’apercevoir la moindre lueur.  Un cri dans la nuit, des appels au secours. Identiques à ceux d’un enfant perdu dans une immense forêt hostile à mui-même…

 

Din de la séance et retour dans le présent. Les quelques verres d’alcool ingurgitées n’y font rien. J’ai bien la tête à l’envers, ce sentiment d’oppression est toujours présent. A la limite de la claustrophobie. Envie de les bousculer, de les pousser vers la sortie pour enfin se retrouver dans une ambiance respirable. Envie de quitter au plus vite cet endroit. Ce brouhaha intempestif agresse mes tympans. Ces verres qui s’entrechoquent m’assourdissent. Difficile de faire abstraction. Je sors… et tant pis pour ce que l’on pourra penser de moi. J’ai besoin d’air… et vite… 


07:56 Écrit par Carpe Diem | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

j'aime bien te lire qui me rappelle mes propres recherches
par exemple
le fin fond

tant d'années après je me demande si jamais je l'ai trouvé... mais j'entends encore régulièrement des amis m'en parler,
maintenant un peu plus lointain, certains reviennent du fin fond de l'ouest, des caraïbes parfois même de Ellezelles ...

Écrit par : xian | 10/05/2004

et on ne va rien penser de toi..... et puis voilà.... j'espère juste... que tu n'a pas garder que ce souvenir de la soirée.... et la prochiane fois... Le carré en été sur les terrasses, c'est pas mal non plus! ;o)))))))))))))

Écrit par : valou | 10/05/2004

Pas de soucis On ne te juge pas, si tu te sentais mal c'était normal de vouloir sortir.
Avant cela, on s'était bien amusé et j'étais juste désolée que ca n'allait pas pour toi. J'aurais voulu que tu profites de la soirée mais pas dans cet état. Tu n'y es pour rien et comme le dit si bien Valou, en été sur les terrasses, c'est super aussi. Alors ce n'est que partie remise. A+

Écrit par : Cats | 10/05/2004

Pas de soucis On ne te juge pas, si tu te sentais mal c'était normal de vouloir sortir.
Avant cela, on s'était bien amusé et j'étais juste désolée que ca n'allait pas pour toi. J'aurais voulu que tu profites de la soirée mais pas dans cet état. Tu n'y es pour rien et comme le dit si bien Valou, en été sur les terrasses, c'est super aussi. Alors ce n'est que partie remise. A+

Écrit par : Cats | 10/05/2004

.... Serais-tu un agoraphobe qui s'ignore ? Ma question est sérieuse, j'ai mis plusieurs années à m'en rendre compte s'agissant de mon cas....

Écrit par : movida | 10/05/2004

... Je connais ces sensations, et je déteste ces sensations.
Mais bon, d'après ce que je vois, ce n'est que partie remise, alors tout va bien... :-)

Écrit par : Diabola | 10/05/2004

J'connais ça aussi Cette fois, l'urgence de travailler m'a sauvée ;-) J'avais une excuse valable... Chouette (début de) soirée tout de même...
Bisous!

Écrit par : ptitanne | 10/05/2004

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